Logiciels libres et enseignement

Favoriser l’usage de logiciels libres et de formats ouverts

- Auteurs : Peter Mattis, Spencer Kimball

  • Licence : GPL
  • Langue : Français
  • Environnement requis : Windows, Linux
  • Site web : http://www.gimp.org

Usages pédagogiques :

Le gimp couvre toutes les techniques modernes d’infographie bitmap et répond à tous les besoins liés à la création d’images pour la réalisation de pages html.

Voici Un scénario pédagogique (premier degré cycle 3) : « Nous dans la cour de l’école » par Odile Gamot

A partir d’une photo numérisée de la cour de l’école, les élèves sont invités successivement à se mettre en situation dans l’image et y introduire une photographie numérisée.

Utiliser Gimp au cycle 3

The Gimp, un nouveau genre de programme ?

The Gimp (Gnu Image Manipulation Program) est un puissant outil d’édition et de manipulation d’image, c’est à dire qu’il peut aussi bien retoucher des documents photographiques et faire des photomontages que faire de la création de logo ou du dessin libre par l’utilisation de stylet graphique qui est désormais bien reconnu sous Linux. Ses fonctionnalités sont nombreuses et sont souvent comparées au logiciel vedette dans la profession d’infographiste : photoshop. The Gimp, par son interface particulière, son aspect un peu complexe et sa richesse fonctionnelle peut faire fuir les grands débutants, tout comme Photoshop pourrait le faire. Gimp est un outil professionnel qui réclame certains pré-requis pour l’exploiter, ces connaissances sont communes à tous les logiciels de ce niveau, si bien qu’un utilisateur de Photoshop ou de Photopaint pourra facilement basculer sur The Gimp.

Une interface particulière...

L’interface du Gimp, entièrement paramétrable, peut paraître particulière car elle ne reprend pas tous les concepts des autres environnements informatiques. Si on retrouve un ensemble de palettes différentes pour chaque type d’outils et de fonctions, celles-ci ne sont pas attachées dans une fenêtre principale, l’utilisateur est donc libre de les placer où bon lui semble, d’ouvir celles dont il a besoin et de fermer celles dont il n’a plus l’utilité tout au long de sa création. Ainsi pourra-t-on utiliser les différentes palettes pour les calques, les motifs, les dégradés, l’index des documents ainsi que la palette d’option des outils dont le contenu se modifie selon l’outil en cours de sélection. Attention toutefois à utiliser une résolution assez élevée car il est facile et rapide de voir sa surface de travail envahie par une multitude de fenêtres. Une résolution de 1024*768 semble être un minimum pour pouvoir commencer à travailler, sachant que le 1600*1200 apporte un confort indéniable.

..aux multiples possibilités :

Faire le tour complet de toutes les possibilités du Gimp dépasse largement le cadre d’une simple présentation, d’autant plus que le programme possède une structure interne qu’il est facile d’étendre par le biais de greffons (pluggins) externes. Parmi les principales fonctions de base on retiendra la gestion des différents calques, les possibilités de calculs entre ceux-ci, la gestion du canal alpha sur des calques spécifiques, les outils de détourage avancé, les outils de rotation, dimensionnement, perspective, cisaillement, tampon, doigt, la gestion du texte et même la possibilité de gérer le texte comme le ferait un logiciel de dessin vectoriel via un greffon particulier, toute une batterie d’effets directement applicables sur l’image, la prise en charge des tablettes graphiques avec la sensibilité à la pression, un puissant éditeur de dégradé, des motifs animés et la gestion des animations avec en plus la possibilité de générer des fichiers MPEG par l’utilisation d’un programme externe. Cette rapide présentation des fonctions serait incomplète sans parler de la possibilité de tout scripter par le biais du script-fu, langage de script développé pour le Gimp. Les adeptes du langage Perl auront également la possibilité de réaliser des scripts ou des greffons grâce à Gimp-Perl.

The Gimp comprend également Gimp-Print qui permet d’imprimer les documents ouverts en offrant un support avancé des imprimantes à jet d’encre, notamment les modèles de la gamme Epson où on accède à la qualité photographique par des résolutions d’impression élevées.

Avec autant de fonctions, The Gimp est un outil parfait pour la création d’images destinées au Web ou à la réalisation de jeux vidéo, il ne lui manque que la reconnaissance de ces milieux professionnels à travers des exemples concrets de réalisations et d’utilisations pour le voir adopté par une grande majorité d’utilisateurs. Son portage vers l’environnement Windows aidera certainement à le faire adopter par les plus grands.

Limites :

The Gimp est un indéniable succès du développement libre, on peut regretter une certaine complexité pour un usage en milieu scolaire avec les plus jeunes. Les professionnels lui reprocheront de ne pas pouvoir gérer le mode colorimétrique CMYK, indispensable dans le travail de publication professionnel, il faut en passer par des outils commerciaux mais parfois gratuits comme Corel PhotoPaint. La gestion du mode CMYK devrait voir le jour avec la prochaine version du Gimp, cette version sera une complète réécriture et pourra intégrer ce genre de fonctionnalité, tout comme la possibilité d’utiliser the Gimp comme une simple bibliothèque à travers d’autres programmes.

Ressources sur Internet

Si vous souhaitez faire vos premiers pas avec The Gimp, le plus simple est de consulter la documentation présente sur linuxgraphic.org. Cette documentation est disponible au format html et PDF. Pour les anglophones, de nombreuses documentations sont disponibles sur http://www.gimp.org/docs/ traduites sur http://docs.gimp.org/fr/

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