Logiciels libres et enseignement

Favoriser l’usage de logiciels libres et de formats ouverts

- Auteurs : Supoj Sutanthavibul (1985), Ken Yap (portage sous X11), Brian V. Smith (1989), Brian Boyter (1992), T. Sato (1997, japonnais). Mainteneur : Brian V. Smith

  • Licence : BSD
  • Langue : Anglais
  • Environnement requis : LaTeX, Linux
  • Site web : http://www.xfig.org/
  • Version testée :Xfig 3.2 patchlevel 2

Usages pédagogiques

Xfig peut être utilisé en accompagnement d’une démarche d’analyse de la structure d’un schéma ou d’un graphique :

  • Construction d’organigrammes
  • Décomposition en objets élementaires
  • Assemblages de ces objets
  • Ré-utilisation tout au long d’un projet par constitution d’une bibliothèque d’objets
  • Sa très bonne interaction avec TeX permet d’ouvrir les fichiers dans le traitement de textes Lyx

Présentation générale

Xfig est un outil interactif de dessin et de manipulation d’objets piloté par des menus ; il fonctionne sous X Window et sera plus confortablement utiliséavec une souris à 3 boutons.

Principes : Xfig propose un certain nombre de modes élémentaires (panneau dessin : cercle, rectangle, lignes...) accompagnés de leurs caractéristiques (panneau « caractéristiques en cours ») avec lesquels le dessin de l’objet élémentaire s’élabore. Il permet d’assembler les objets élémentaires en objets groupés (panneau édition), qui sont ensuite traités comme une entité. Ces objets groupés peuvent être stockés dans des répertoires qui constituent des bibliothèques d’objets réutilisables (panneau dessin). Un certain nombre de bibliothèques sont fournies dans le paquetage. Une analyse de la réalisation par assemblage d’objets élémentaires permet de tirer le meilleur parti de Xfig.

Formats de fichiers : Xfig possède son propre format de fichier : « fig », et exporte dans de nombreux autres formats (divers LaTeX, postscript et encapsulé postscript, PNG, GIF, JPEG, PIC...). On peut importer des images disponibles dans d’autres formats et les manipuler (déplacer, agrandir...), mais on ne peut les éditer directement ; il faut passer par un éditeur spécifique.

Découverte :

Xfig peut etre intégré aux menus du gestionnaire de fenêtres, mais peut se lancer en ligne de commande en tapant tout simplement xfig &. Il est à noter qu’un certain nombre d’options peuvent être données en ligne de commande et/ou en utilisant le fichier /usr/X11/lib/app-defaults/Fig ; d’autres dépendent de variables d’environnement ; par exemple, xfig -centimeters & activera xfig avec les centimetres comme unité de mesure ; les caractéristiques sont conservées pour chaque utilisateur dans le fichier .xfig de son repertoire personnel.

Le plan de travail apparaît ; il regroupe ses nombreuses fonctionnalités autour du canevas de dessin :

Description :

1 - panneau de commande : (a été modifié dans la dernière version 3.2.3c)

  • menu « File » : ouvrir/enregistrer un fichier existant, exporter/importer, imprimer, fermer Xfig. On remarquera que si une fermeture inopinée intervient, Xfig essaie de sauvegarder le travail en cours (avec le nom SAVE.fig)... et cela marche plutôt bien
  • menu « Edit »  : Undo (un seul niveau), Paste, Search-Replace, Spell Check (vérification orthographique pour objets textuels, GlobalSettings, SetUnits. Pour débuter%, s’interesser à GlobalSettings : cocher particulièrement « Show info ballons », puis SetUnits. Vérifier l’unité de longueur qui sera utilisée et indiquée en haut à droite.
  • menu « View » : Redraw : utile si le dessin s’est plus ou moins détérioré, Zoom, et on retrouve des éléments des GlobalSettings...
  • menu « Help » : accès à des documents d’aide en divers formats (html, pdf).

L’aide "contextuelle n’est pas absente : des Infoballons s’ouvrent au passage de la souris sur les diverses icônes, des messages s’insèrent dans le panneau de commande et, surtout en haut, à droite, une indication permanente des fonctions activées par les différentes touches de la souris. Pensez à regarder toutes ces indications, elles évitent bien des recherches dans l’aide.

2 - Panneau de dessin : le choix d’une des différentes figures élémentaires se fait par un clic de souris ; on dessine alors dans le canevas la figure choisie avec les caractéristiques indiquées dans le panneau des caractéristiques en cours. Les fonctions de ce panneau ne servent que pour le dessin initial d’un objet ; si quelque chose ne convient pas, il faut utiliser les fonctions du panneau d’édition.

3 - Panneau d’édition : fonctions de groupage/dégroupage des objets élémentaires, modifications de la taille, de l’emplacement des objets, de duplication, de duplication symétrique ; deux fonctions permettent de modifier les caractéristiques élémentaires :

  • Update : Un clic sur Update fait apparaitre les caractéristiques modifiables dans le panneau des caractéristiques ; on choisit la/les caractéristiques que l’on veut modifier par un clic sur la case à cocher de chacune des caractéristiques suivi par un clic sur l’icone de la caractéristique pour modifier la valeur en cours ; lorsque les caractéristiques à modifier sont positionnées, un clic sur l’objet à modifier reporte les modifications sur cet objet.

Cette fonction est particulièrement utile pour des modifications ponctuelles mais à reporter sur tous les objets, si par exemple les objets ont été dessinés avec des traits d’épaisseur 1 en noir et que l’on désire du bleu en épaisseur 2, sur certains des objets.

  • Edit : Un clic sur Edit, puis clic sur l’objet à modifier fait apparaître un menu proposant la modification des caractéristiques de l’objet séléctionné A reserver pour les modifications « fines » d’un objet.

4 - Panneau caractéristiques %3 : Regroupe les caractéristiques avec lesquelles est dessiné (ou modifié) un objet ; l’icône de chaque caractéristique en indique la valeur courante ; la liste de ces caractéristiques correspond à la fonction sélectionnée. Ce panneau est à consulter après chaque sélection de fonction ; il hérite des caractéristiques communes à l’avant dernière fonction sélectionnée ; si vous avez dix objets ayant les memes caractéristiques, faites-les en suivant.... Les 3 premières icônes ne concernent pas les caractéristiques de l’objet, mais sont là pour faciliter la tâche : zoom, grille de fonds pour alignement, grille de positionnement des points.

Prise en main : premier dessin avec Xfig

Un réseau d’ordinateurs (simple :-) )

Lancer Xfig, vérifier l’environnement :

En haut à droite : unité de mesures. Pour la modifier : mettre le pointeur sur l’unité indiquée, observer les indications, juste au-dessus un clic bouton droit, le menu « Set_Unit_Panel » s’ouvre, choisir « Metric » (Le même menu permet de modifier l’échelle)

En bas, à gauche : grille de fond. Pour la modifier : un clic sur « GridMode » et le menu « Set_Indicator_Panel » s’ouvre, un clic sur la grille fine, et le fond du canevas est quadrillé.

1 - Dessin d’un ordinateur, composé d’un rectangle à bords arrondis et d’un parallélogramme

  • L’écran : Panneau « DrawingModes », un clic sur l’icône « RectangularBox » (regarder les caractéristiques en bas, ne pas y toucher pour l’instant). Mettre le pointeur de souris dans le canevas, à l’endroit voulu, glisser-déposer : un rectangle simulant la taille de l’objet final se dessine. Quand la taille est correcte, relacher : le rectangle se dessine.

Le trait est trop fin, augmentons donc l’épaisseur du trait : :

Examiner les caractéristiques (en bas), un clic sur « LineWidth », menu « SetIndicatorPanel », « LineWidth » : modifier la valeur, la passer à 2 (directement dans la fenêtre, ou par clics sur les flèches) ; un clic sur set : sur l’icône, le trait a changé d’épaisseur (on peut changer directement par clic droit/milieu sur l’icône). Pour reporter l’épaisseur du trait sur le rectangle : panneau « EditingModes », un clic sur « Update », le pointeur a maintenant la forme d’une main, index pointé et le rectangle à modifier est entouré de 4 carrés : amener cet index sur un des carrés qui signalent le coin du rectangle, clic : le trait prend la nouvelle épaisseur.

  • Le clavier : un parallélogramme.

Panneau « DrawingModes », un clic sur l’icône « Polygone irrégulier », amener le pointeur sous le rectangle, dessiner le parallélogramme (observer en haut à droite la fonction des touches de la souris).

N’hésitez pas à utiliser le zoom pour bien dessiner. Bien mettre en place les deux éléments, avec la fonction « Move »

  • Mettre une légende :

Panneau « DrawingModes », un clic sur « T »(exte) : regarder les caractéristiques, « TextSize =12 ». Un peu petit.. Clic sur TextSize, bouton droit : passe à 13,14,.., le bouton du milieu revient à 13.. ; allons jusqu’à 22.

Amener le curseur au milieu du rectangle (il a changé de forme : c’est un crayon), clic gauche, on écrit « PC ».

Noter que le texte est un objet comme un autre, on peut le déplacer, le copier, etc..

  • Grouper ces objets :

Panneau « EditingModes », clic sur 1ère icône « Glue object into Comound object », le curseur devient la main ; 2 opérations à faire :%0

Sélectionner les objets à grouper : 2 méthodes possibles : soit clic- gauche sur un des coins de chaque objet à réunir ; soit, avec le bouton du milieu, entourer la zone contenant les objets à réunir (ne pas oublier de regarder la fonction des touches de la souris)

Ensuite, valider la réunion avec un clic-droit.

Résultat : les 3 objets (rectangle, parallélogramme, texte) sont groupés en un seul , le PC, que l’on peut maintenant copier, déplacer éditer globalement. Noter que pour modifier un des éléments de l’objet global, il faut ouvrir l’objet groupé (2 fonctions : BreakCompound et OpenCompound)

2 - Dessin du réseau

Dupliquer le PC :

Panneau « EditingModes », un clic sur « Copy », sélection de l’ordinateur par clic sur un coin (regarder la fonction des touches de la souris) : déplacer une forme vide par « Glisser-Déposer », et à chaque clic, un nouvel objet apparait.

  • Relier les PC entre eux :

Panneau « DrawingModes », un clic sur « Polyline » (ligne brisée), et toujours, regarder la fonction des touches de la souris ; relier le 1er au 3ème ordinateur ; puis, ajouter un segment entre le 2ème et le trait de liaison.

3 - Dessiner le routeur : un rectangle, avec l’inscription routeur en petits caractères.

4 - Dessiner la nébuleuse internet  : un arc de cercle dans un coin avec « ARC drawing ». Ecrire « Internet », avec « T », taille du texte 18.

5 - Relier le routeur au reste du réseau : avec « Polyline », un trait vers le réseau et une ligne brisée vers l’Internet.

6- Mettre le nom de ce fichier sur le schéma, en petits caractères et verticalement.

7 - Décider de nommer son dessin : « Mon_Reseau » (ajouter .fig comme suffixe) : Panneau de Commande, menu « File », fonction « Save » ; éventuellement, faire une exportation dans un format jpeg pour pouvoir incorporer ce schéma dans une page html ou au format eps pour l’ouvrir dans LyX.

Exemple et liens

Xfig peut encore être utilisé pour déterminer comment se recouvrent les différents éléments, créer des organigrammes complexes, importer des images et bien d’autres choses. De nombreux exemples se trouvent dans sa documentation, ainsi que sur le web : http://www.xfig.org/ (dans la partie gauche de la page d’accueil).

Pour aller plus loin, on pourra consulter les sites suivants : http://www.xfig.org/userman/

http://www.fnal.gov/docs/products/x...

Version Java : http://tech-www.informatik.uni-hamb...

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