Logiciels libres et enseignement

Favoriser l’usage de logiciels libres et de formats ouverts

Qcad

dimanche 4 avril 2004, par André Pascual

- Auteur : l’équipe de développement de Qcad

  • Licence : GPL
  • Langue : Multilingue
  • Environnement requis : Linux : QT2 (seule plate forme sous laquelle une version libre est disponible).
  • Site web : http://www.qcad.org
  • Version testée : 1.40

Première constatation

QCad utilise les bibliothèques QT 2.x, ce qui confère une élégance de bon aloi à son interface et la meilleure intégration possible dans KDE. Cela ne l’empêche pas de fonctionner dans un autre environnement, parce qu’il est compilé statiquement avec QT (lorsqu’on opte pour ce type d’archive : on peut préférer les sources à compiler soi-même)

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’un programme strictement 2D, multilingue, multidocuments, chaque document étant multicalque. Il autorise la création de plans précis, cotés, hachurés, annotés. Les fonctions sont regroupées sous forme de menus et sous-menus à icônes placés à gauche de la fenêtre de travail, et dans lesquels on navigue par clic-gauche pour descendre, et clic-droit pour remonter. On s’y habitue très vite. Sur la partie droite, se trouve le gestionnaire des calques ainsi qu’un éditeur de bibliothèques avec visualiseur des éléments de dessin déjà stockés, qui sont évidemment paramétrables en dimensions.

Comment cela fonctionne-t-il ?

La logique de tracé est celle-ci : par exemple pour dessiner un cercle clic sur cercle> clic sur le type de cercle dans le sous-menu> clic sur le positionnement du centre dans le sous-sous-menu> mise en place du rayon dans la fenêtre graphique et retour par clic-droit, clic-droit pour revenir au menu principal. La démarche peut sembler contraignante ; en fait, elle n’est que rigoureuse. Et il n’est rien de tel que la rigueur pour l’apprentissage des concepts de DAO.

D’ailleurs, les enseignants de construction ayant connu DMT3xx, DMT10 ou SolidConcept ne seront absolument pas dépaysés : la démarche est la même, et consiste à écrire une phrase de commande du type :

Filaire>Droite>Horizontale>Passant par>Intersection de (digit) (digit) Ci dessous, étapes de construction d’une droite horizontale accrochée à un point de grille. Le menu 1 est le menu principal, remplacé par le menu 2 après action sur Droite, lui même remplacé par le menu 3 après action sur Horizontale. Il reste à désigner un point de la grille pour poser la droite.

A quoi QCad peut-il servir ?

QCad convient pour tout dessin technique plan, et il semble tout indiqué pour un usage pédagogique du dessin industriel sur ordinateur, d’autant que son interface francisée est facilitante. De plus, Qcad ne sait lire et produire que du DXF : il peut donc communiquer avec tout logiciel DAO existant. Cependant, bien que QCad sache dessiner selon une grande variété d’unités, métriques ou non, qu’il effectue correctement le hachurage ou gére parfaitment les calques, les épaisseurs et le types de trait... et bien d’autres choses, il ne saurait remplacer AutoCad pour des travaux professionnels de grande envergure. Mais après tout, qui sait ?

Une aide est-elle disponible ?

Une documentation et un lecteur intégré de HTML sont livrés avec le logiciel. Le lecteur est rapide, stable, la navigation agréable et la documentation excellente, mais uniquement disponible en anglais, hélas.

Pour pallier cet inconvénient de la langue, Linuxgraphic propose en français un didacticiel , d’ailleurs publié dans Linux Magazine N°13. Ce didacticiel de prise en main se présente sous forme d’un exercice à réaliser, à consulter ici

Nota : ce didacticiel a été écrit pour une version antérieure de QCad, et n’a pas été réactualisé. De menues différences peuvent être constatées entre l’interface d’alors et celle d’aujourd’hui. Cela n’enlève rien à son objectif pédagogique, ni à la démarche qui reste, elle, inchangée.

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