Logiciels libres et enseignement

Favoriser l’usage de logiciels libres et de formats ouverts

Xrmap

mercredi 7 avril 2004, par Yves Potin

- Auteur : Jean Pierre Demailly

  • Licence : GPL
  • Langue : Francais (interface utilisateur) et Anglais (la base de données, des connaissances minimales de l’anglais sont donc requises). Allemand, Espagnol et Polonais sont disponibles.
  • Environnement requis : Linux
  • Site web : http://frmas.free.fr/li_1.htm
  • Version testée : 2.25

Usages pédagogiques

Géographie et économie : usages de cartes et de données géographiques, démographiques, économiques et politiques concernant les pays et les villes de la planète. Présentation :

Le logiciel Xrmap, petit Système d’Informations Géographiques, fournit une interface utilisateur confortable pour générer des images de la Terre en manipulant la base de données vectorielles mondiales de la CIA (« World Data Bank 2 », un gros ensemble de données vectorielles d’environ 12 Mo, produit au début des années 1980). Les fonctionnalités disponibles comprennent les lignes côtières et les îles, les frontières politiques et administratives, fleuves et rivières, glaciers, lacs, canaux, récifs, sommets montagneux, aéroports, etc... Les images peuvent etre zoomées très précisement, d’un facteur de 100 ou plus. La base de données comprend encore un très large éventail de villes - plus de 20 000 sont connues du logiciel. Cette animation sera plus parlante :

Pour l’instant, xrmap ne donne pas accès à la topographie terrestre. Cependant, il est prévu d’ajouter cette fonctionnalité dans un avenir proche. On peut déjà avoir un aperçu de ce que cela donne avec le programme earthview-1.0 (quelques MOctets de données avec résolution 5’, 500 MOctets avec résolution 30", soit environ 500m au niveau de la France).

Xrmap est dérivé de l’utilitaire rmap, en mode texte, de Reza Naima (http://www.reza.net/rmap/).

Cependant, Xrmap possède beaucoup plus de fonctionnalités que le « rmap » originel, en particulier en ce qu’il implémente les projections rectangulaires, Mercator et Miller, en plus de la projection sphérique, et également la recherche inversée de coordonnées. Tous les paramètres et les options peuvent être définies interactivement depuis l’interface graphique. Xrmap permet d’enregistrer les données aux formats ppm, xpm et postscript, éventuellement compressés. Il peut également produire de telles images sans recours à l’interface graphique car la plupart des paramètres peuvent lui être passés depuis la ligne de commande.

Conseils pour l’installation

On peut télécharger un paquet rpm à cette adresse : ftp://ftp.ac-grenoble.fr/ge/geoscie... (prendre évidemment la dernière version, une explication du maniement de tels paquets est disponible ici).

La base de données est disponible à cette adresse : http://frmas.free.fr/files/CIA_WDB2... (plus de 6 Mo) ou encore ftp://ftp.ac-grenoble.fr/ge/geosciences. Elle s’installe ensuite avec les commandes bunzip2 CIA_WDB2.jpd.bz2 puis (sous root) mv CIA_WDB2.jpd /usr/share/rmap. Des fichiers supplémentaires sont disponibles, comme les hymnes nationaux, les drapaux et surtout des données économiques et politiques très complètes pour tous les pays du monde, par définition en anglais : ftp://ftp.ac-grenoble.fr/ge/geoscie... (le fichier s’appelle factbook, il s’agit du CIA World Factbook disponible ici : http://www.cia.gov/cia/publications....

Depuis xrmap-2.26, les fichiers du factbook doivent être installés dans :

/usr/share/rmap/factbook/text (format texte)

/usr/share/rmap/factbook/geos (format html)

/usr/share/rmap/factbook/maps (fichiers gif des cartes)

Prise en main : une carte de l’Afrique de l’Ouest

Le but est d’obtenir une carte de l’Afrique Occidentale prête à sortir sur l’imprimante.

On lance le logiciel tout simplement en tapant xrmap dans un terminal (ou par le biais de Alt-F2 dans KDE, etc). Une représentation de la planète s’ouvre rapidement, on peut tout de suite remarquer les impressionnantes capacités de zoom de Xrmap avec les touches + et -. Les flèches droite et gauche permettent de se déplacer, les boutons de la souris ont les fonctions suivantes :

  • Le bouton gauche permet de sélectionner des points, si une information est disponible (typiquement pour une ville, mais aussi pour un sommet, un aéroport, etc) une petite fenêtre s’ouvre et présente les informations disponibles.
  • Le bouton central ouvre le panneau de contrôle du logiciel
  • Le bouton droit recentre la carte sur le point cliqué. Il permet aussi de sélectionner une zone à recadrer, en augmentant le facteur de zoom si nécessaire.

Il devrait être possible de rapidement obtenir une vue de ce type :

La touche d’effacement arrière (Backspace) permet de revenir aux cartes précédemment afffichées, ce qui est très commode.

Quelques clics (bouton gauche) sur divers points donnent des informations générales dans une fenetre de ce type, où une infobulle explique la fonction de chaque icône dans la barre de droite :

Il est possible d’écouter les hymnes nationaux de chaque pays avec le logiciel Timidity, le fichier /usr/share/doc/xrmap/README.midi explique la manière de le faire fonctionner.

La liste des raccourcis clavier peut être obtenue dans la fenêtre principale en appuyant simplement sur Entrée, ici la touche G désactive l’affichage des parallèles et méridiens, et L affiche les noms des pays. On peut entièrement contrôler Xrmap depuis cette fenêtre, obtenue avec le bouton du milieu de la souris :

En cliquant sur « villes », on peut faire apparaitre un - (les villes deviennent invisibles), un + (elles deviennent visibles) ou ++ (les noms des villes deviennent visibles). On peut ainsi modifier de nombreuses options, qui ne sont prises en compte qu’une fois que la touche « Activer ! » est cliquée. Il est par exemple possible de naviguer entre les divers types de projection cartographique proposées : Options / paramètres, bouton projection. Les types de projection proposés, au nombre de 8, devraient satisfaire les géographes les plus exigeants.

La fonction « chercher » permet d’interroger la base de données, en anglais.

Pour imprimer la carte, Fichier / Configuration impression, pour vérifier que la commande d’impression convient (généralement lpr -Plp, qui ne semble pas être le cas par défaut), puis Fichier / Nom du fichier image (par exemple test.ps), puis Sauvegarde du fichier, puis Impression du fichier image. La touche « & » permet de visualiser simplement la sortie Postscript.

On notera encore la possibilité d’éditer les cartes à l’intérieur de xrmap (même si ça n’est pas très convivial) : raccourci * à l’intérieur de xrmap, puis Alt-m dans l’éditeur « emx » pour relancer xrmap une fois les spécifications voulues éditées (emx est un mini-mini-clone d’emacs développé pour les besoins de xrmap).

Conclusion

Petit SIG aux possibilités étendues, Xrmap permet une navigation simple et aisée dans une base de données de dimensions considérables. Son interface, assez austère de prime abord, se révèle très intuitive au bout de quelques minutes de manipulation. A utiliser sans modération dès lors que l’on dispose des rudiments de la langue de Shakespeare !

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